Agente de programmes éducatifs

Sonya Charest

Agente de programmes éducatifs

Sonya est responsable de la programmation éducative de l’Insectarium de Montréal.

Décrivez une journée typique pour vous.

Ma principale fonction est de m’assurer que le musée offre une programmation d’activités dynamiques et intéressantes au sein d’une exposition à la fine pointe de la muséologie et de l’entomologie. Donc, dès mon arrivée, je vérifie que l’équipe d’animation est à l’œuvre et qu’elle a tout ce qu’il faut pour aller à la rencontre des visiteurs et leur faire aimer les insectes. Je m’assure aussi que tout est en ordre dans l’exposition. Puis, avec mon équipe, je m’attaque à différents dossiers : création d’animation, production de matériel éducatif, formation des animateurs, organisation d’évènements, planification budgétaire, rédaction d’articles, participation à des blogues sur les insectes…

Qu’est-ce que vous aimez le plus de votre travail?

La grande diversité des tâches. Travailler avec des gens extraordinaires. Le contact avec les insectes. Acquérir de nouvelles connaissances et habiletés. Partager ma passion pour la nature.

Qu’est-ce que vous aimez le moins de votre travail?

Je trouve très important de respecter les budgets qui me sont alloués et d’être très rigoureuse à cet égard. Après tout, les fonds proviennent de l’effort fiscal des citoyens! Mais j’avoue que je préfère parler « insectes » qu’« argent »…

Expliquez le trajet parcouru pour parvenir à cet emploi (études, stages, etc.).

Au secondaire, je ne croyais pas avoir un profil sciences. J’avais un grand intérêt pour les arts et la communication et je m’intéressais aux voyages. J’ai donc quitté ma petite ville natale pour aller étudier en tourisme à Montréal. C’était très intéressant, mais, après avoir fait un stage, j’ai réalisé que je manquerais vite de défis dans les emplois que je convoitais.

Choisissez un domaine qui vous passionne. La motivation est une source incroyable d’énergie.

Au même moment, j’ai rencontré un ami qui étudiait en biologie. Ses histoires me fascinaient. Lorsqu’il m’a suggéré de me réorienter vers les sciences, je me suis écriée que c’était tout à fait impossible! Je n’avais vraiment pas les compétences et habiletés nécessaires! Mais nous avons continué de discuter et il m’a donné confiance en mes capacités, tout en me transmettant son amour de la biologie.

J’ai donc suivi par correspondance les cours de sciences du secondaire (oui, oui, je partais de loin), puis j’ai complété les cours collégiaux au courant de l’été qui a suivi. J’étais très motivée! Dès le mois de septembre, j’entrais à l’Université du Québec à Montréal.

J’ai trouvé les débuts assez difficiles. J’avais un peu le syndrome de l’imposteur. Moi? À l’université? En biologie? Mais j’y ai mis l’énergie nécessaire et j’ai très bien réussi mon baccalauréat. Je me suis même développé une nouvelle passion : les insectes. Et voilà : depuis je suis une biologiste-entomologiste heureuse ;-)

Qui est-ce qui a le plus influencé ou qu’est-ce qui a eu le plus influencé votre parcours et guidé vos pas vers cette carrière?

Tout d’abord, mon père, qui m’a inculqué l’amour de la nature depuis mon plus jeune âge. Puis, l’ami dont je parle dans la section précédente. Il m’a permis de croire que j’avais les capacités nécessaires pour réussir des études en biologie. Il y a aussi eu un professeur exceptionnel d’entomologie à l’université. Il était tellement passionné et passionnant! Après l’avoir rencontré, j’ai décidé d’orienter mes études supérieures vers l’entomologie.

Et je pourrais mentionner une foule d’autres personnes qui m’ont fait confiance, inspirée, poussée, confrontée, encouragée, ouvert des portes….

Quels conseils donneriez-vous à d’autres personnes qui cherchent un travail semblable?

Choisissez un domaine qui vous passionne. La motivation est une source incroyable d’énergie.

Soyez patient, persévérant et donnez le meilleur de vous-mêmes.

Comment votre travail vous permet-il d’améliorer les choses?

Je crois sincèrement que l’éducation est une des solutions à la situation environnementale actuelle. Pas seulement l’acquisition de connaissance, mais aussi le fait d’apprendre à être bien, confortable et même, émerveillé, face à la nature… dont font partie les insectes!

J’accompagne des gens vers l’appréciation de la nature et je crois que cela est essentiel à la survie de notre espèce. Rien de moins.

Lorsqu’on aime, on protège. Et les insectes ont grand besoin d’amour ;-)

De quelle façon faites-vous appel aux sciences, aux mathématiques et à la technologie dans votre quotidien?

Tiens, revoilà une question qui touche aux budgets et à la comptabilité! Évidemment, je dois calculer des salaires, des achats, des balances de vérifications…

Pour la technologie, elle est très présente dans les expositions. Que ce soit pour les éclairages, la projection d’images, l’affichage électronique de programmation, le développement d’activités aux composantes audiovisuelles, l’utilisation de tablettes électroniques en animation, la présentation de spectacles à grand déploiement, nous avons toujours besoin de technologies. Heureusement que des gens se spécialisent dans ces domaines pour nous soutenir dans nos idées de grandeur!

Y a-t-il un cours que vous auriez aimé suivre au secondaire, mais que vous n’avez pas suivi? Pourquoi?

J’aurais dû suivre les cours de sciences facultatifs. Cela m’aurait épargné d’avoir à les réaliser quelques années plus tard, par correspondance.

Qu’est-ce qui fait que ce travail est idéal pour vous?

J’ai vraiment l’impression que je fais une différence. Que j’accompagne des gens vers l’appréciation de la nature et que cela est essentiel à la survie de notre espèce. Rien de moins ;-)

Qu’est-ce que vous avez fait de plus bizarre ou de plus absurde dans votre travail?

Me déguiser en « Gaïa, citoyenne du monde ». Je portais un collant noir et une coiffe représentant la planète Terre. Ouf… Mais la cause était bonne : être ambassadrice de tous ces pays où on se nourrit d’insectes. C’est une alimentation qui a énormément de sens au niveau écologique, culturel et gastronomique.

Qu’est-ce que vous aimez faire quand vous n’êtes pas au travail?

Me promener dans la nature, y observer tout ce qui y vit.

Vous venez de gagner 10 millions de dollars! Que feriez-vous en premier?

Je sauve des forêts dans le sud du Québec (il y en a de moins en moins). Je fonde des écoles pour rapprocher les gens de la nature et je donne accès à mes forêts.

Et puis, je crois que je voyagerais aussi… Après tout, je me souviens encore de mes débuts en tourisme!

swatt

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